Qui fait flamber les prix à Bejaïa ?

Spéculation. Depuis que les marchés hebdomadaires et bihebdomadaires sont fermés,  la spéculation fait rage dans les épiceries et les superettes qui commercialisent les fruits et légumes. Après la hausse intolérable des prix de vente des masques de protection et du gel hydro-alcoolique, c’est le prix des fruits et légumes qui sont devenus inacceptables.

Des commerçants sans scrupules profitent de la situation de psychose des algériens due à la propagation du coronavirus pour doubler les prix de leurs marchandises. Les citoyens sont surpris de cette flambée générale des prix affichés sur les fruits et légumes. Une virée dans certaines   épiceries et superettes    nous a permis de constater de visu cette réalité  amère qui pénalise, une fois de plus, les consommateurs déjà épuisé par la cherté de la vie et terrorisé par la par la propagation du virus corona.

Plusieurs produits (oignons, ail, pomme de terre, carottes, tomates, navets, piments,  poivrons, courgettes …) sont affichés à des prix exorbitants, le double de leur prix initial. Ainsi, la carotte est cédée à 120 DA le kg. Les prix des oignons ont aussi doublé et sont affichés à 100 DA le KG. La pomme de terre, un légume indispensable pour les Algériens, est passée de 40 DA à 100 DA le kg,  presque le triple de son prix habituel. La tomate se vend entre 120 et 140 DA le kg. Le piment et les poivrons ont atteint la barre de 140 DA le kg. La laitue est proposée pas moins de 160 DA le kilo.

Pour l’ail, vaut mieux ne pas en parler, il est cédé à … 1000 DA le kg.

Les fruits sont tout autant touchés par cette hausse. Les oranges sont affichées entre 180 et 200 DA, alors que les pommes ne descendent pas de la barre des 350 DA. La banane a connu aussi une hausse de 50 DA.

Les masques et les gels désinfectants sont toujours proposés à des prix exorbitants. Ni le risque du virus corona ni les menaces et les avertissements du ministre du Commerce, n’ont empêché les commerçants voraces de profiter de la situation pour s’enrichir sur le dos du pauvre citoyen.

Par contre, les autres produits alimentaires, les légumes secs, les pates,  les produits d’hygiène (savon, champoings, javel, papier d’hygiène…), la hausse est très légère et ne dépasse pas les 5 DA. Pour information, le constat fait à Bejaia et relatif à la hausse des prix est le même à travers le territoire national.

La direction du commerce a pris l’engagement de sévir contre les auteurs de cette spéculation. L’affolement injustifié de certains citoyens s’approvisionnant en quantités considérables en produits alimentaires est mis en avant pour expliquer la spéculation à laquelle s’adonnent certains commerçants. Néanmoins, les mêmes services ont promis de sévir contre ces spéculateurs en déployant plusieurs brigades de lutte contre ces pratiques à travers toutes les localités de la wilaya.

La question reste posée : Qui fait flamber les prix ? Ce n’est surement pas la rareté des produits puisque la quantité y est. Les commerçants grossistes et détaillants sont pointés du doigt !

Achour Zemouri