« Le juge a tenu le procès sans le respect de la loi »

Me Ali Moussaoui au sujet de l’affaire Tabbou

« Le juge a tenu le procès sans le respect de la loi »  

La condamnation de Karim Tabou, hier mardi 24 mars au tribunal de Ruisseau, a soulevé une grande indignation dans la toile à travers laquelle certains soupçonnent le pouvoir de vouloir provoquer l’irréparable en allant manifester dans la rue et casser le confinement dû au COVID-19 et de là instaurer un état d’exception à travers le territoire national.

Interrogé sur cette question, maître Ali Moussaoui avocat et néanmoins ayant une longue expérience dans les organisations liées à la défense des droits de l’homme, estime que le procès d’hier ne répond à aucune règle légale.

« Le juge du tribunal de  Ruisseau en charge de cette affaire  (affaire Tabou ndlr), a eu  lieu sans aucun respect aux lois en vigueur. Ils ont décidé qu’il ne quittera pas la prison comme prévu pour les deux prochains jours, le jeudi 26 mars 2020 », déclare cet avocat à La cité tout en rappelant les circonstances dans lesquels a eu lieu « cette parodie de procès », la présence à l’audience de Karim Tabbou sans convocation,  déroulement de l’audience sans ses avocats, qui ont été avertis à la dernière minute et l’AVC qu’aurait subi le prévenu.

Le porte parole de l’Union démocratique et sociale (UDS parti non agrée) se trouvait à l’infirmerie de la cour de Ruisseau (Alger) au moment de l’arrivée du collectif d’avocats, qui s’est constitué pour assurer sa défense.

Du coté des militants de cette formation politique, le ton est à la colère. Bon nombre d’entre eux commencent à appeler à la fin du confinement imposé par la pandémie du COVID 19 qui n’a pas épargné notre pays où une vingtaine de wilayas sont touchés par le virus, selon les sources du ministère de la santé.

D’autres activistes du « Hirak », appréhendent la fin du confinement général, à l’œuvre depuis trois jours sur le territoire national, comme étant un retour à la case de départ ; celle d’un même et seul système qui a de tout temps prévalu dans le pays depuis 1962 à ce jour.

Ils remettent même sur le tapis la rumeur qui a circulé tout au début de la pandémie mondiale, comme étant une aubaine pour le pouvoir Algérien pour casser le « Hirak » sous prétexte que le pays est sous la menace du COVID-19.

Pour rappel Karim Tabou est accusé d’avoir appelé les jeunes officiers à se révolter contre leur état major du temps de feu du général Gaid Salah suite aux vagues d’arrestations qui ont été déclenchées lors des manifestations d’Alger.                                                                                                         

Bbker A